Réforme : un des mots les plus utilisés de ce « clinquenat », que ce soit par le gouvernement, les économistes,ou les journalistes, etc. Il est le plus souvent employé dans un sens plutôt positif : un changement nécessaire, une adaptation au « monde moderne », un renforcement de l’efficacité, etc.
Pourtant, il a d’autres significations probablement plus proches de la réalité qui méritent d’être rappelées. Sa définition véritable est mieux rendue par l’expression : « une vache de réforme » (c’est-à-dire une vache destinée à l’abattoir car trop âgée).
En détail, cela donne (d’après le dictionnaire TLFi Trésor de la Langue Française informatisé ) :
Premier sens, le plus positif :
« Modification effectuée dans un but d’amélioration » ; « Changement apporté en vue du rétablissement d’une forme primitive ou ancienne », cf. réforme du Code du Travail.
Deuxième sens :
« Correction, changement profond, transformation, par des moyens conformes aux règles existantes, de quelque chose en vue de le réorganiser, d’améliorer son fonctionnement, ses résultats » : cf. politique d’amélioration des bâtiments publics pour l’accès des handicapés (?)
Troisième sens :
« Mise hors service de quelqu’un » (voici revenir ma vache du début).
« Licenciement partiel de troupes ; réduction de corps de troupes.» Cela ressemble beaucoup au sens donné par le gouvernement : par exemple, la réforme de l’État consiste (d’après la RGPP même – révision générale des politiques publiques) à supprimer des postes, que ce soit dans la gendarmerie (suppression de 15 escadrons soit un peu plus de 1 000 hommes- AFP 30/09/2008), l’éducation (-13 500 postes en 2009 – Le Figaro 20/11/2008), etc.
Il y a bien sûr d’autres sens : Réforme protestante, réforme catholique »Mouvement de renouvellement intérieur et de restauration entrepris au sein de l’Église catholique au XVe »
Le mot « réforme » peut donc avoir des sens opposés. À vous de voir/ d’exercer votre sens critique pour voir dans quel sens il est utilisé et quelle réalité il recouvre.